Scarica la nostra app iOS

Goditi offerte speciali solo nell'app!

★★★★★ (4.9/5)

Apri
Salta al contenuto
ASSISTENZA CLIENTI : +33 (0)1 84 60 50 35
ASSISTENZA CLIENTI : +33 (0)1 84 60 50 35
Monaco, la montre des pilotes et des passionnés de F1 signée Tag Heuer

Monaco, la montre des pilotes et des passionnés de F1 signée Tag Heuer

e sur les pistes du Grand Prix de Monaco et immortalisée au poignet de Steve McQueen dans “Le Mans”, découvrez l’histoire de cette montre qui incarne depuis plus d’un demi-siècle le lien indéfectible entre précision mécanique et légende automobile.

 

 

Un carré de design révolutionnaire pour Monaco

Quand Jack Heuer prépare en secret le lancement du Calibre 11, l'un des premiers chronographes automatiques du marché, il veut une montre qui bouscule les codes autant que la motorisation qu'elle abrite. La rencontre avec le fabricant de boîtes Piquerez (EPSA), qui vient de breveter un boîtier carré entièrement étanche, offre à Heuer une opportunité unique : unir technique d'avant-garde et hommage au plus mythique Grand Prix urbain au monde, celui de Monaco.

Jusque‑là, la forme carrée était réservée aux montres habillées, incapables de garantir une véritable résistance à l'eau, mais Piquerez parvenait à concevoir une architecture compressée rendant ce format apte au sport. Jack Heuer sécurise l'exclusivité de ce boîtier, puis baptise en 1969 sa nouvelle montre "Monaco", clin d'œil assumé au circuit principal et manifeste d'un chronographe carré, étanche à 100 mètres, taillé pour les pilotes.

La première Monaco de série, la référence 1133B, se présente avec une carrure de 39–40 mm, des angles francs, un verre bombé et un cadran bleu pétrole aux index horizontaux, tandis que la couronne décalée à gauche signale le remontage automatique du Calibre 11. Dans un paysage horloger dominé par les chronographes ronds, cette montre carrée, étanche et audacieusement colorée fait figure d'OVNI sportif , immédiatement associée à l'univers des stands et des paddocks.

 

 

L'âge d'or McQueen dans "Le Mans"

Le destin de la Monaco bascule au début des années 1970 lorsqu'elle quitte les tribunes pour le grand écran. Sur le tournage du Mans, Steve McQueen a choisi de porter la Monaco 1133B, inspirée par l'allure des pilotes sponsorisés par Heuer, notamment Jo Siffert, dont il reprend la combinaison et le style.

Heuer fournit au plateau plusieurs exemplaires de la 1133B à cadran bleu, chronographe automatique en acier d'environ 40–42 mm, afin de multiplier les doublures et les plans serrés au poignet de McQueen. La montre devient ainsi indissociable du film et des 24 Heures du Mans, au point que l'un des exemplaires portés par l'acteur - référence 1133B, mouvement Calibre 11, cadran bleu - passera plus tard en vente comme pièce de collection majeure, avec provenance détaillée liée au tournage.

Cette exposition planétaire propulse la Monaco au rang d'icône pop de l'horlogerie automobile : plus qu'un simple chronographe, elle devient le symbole d'un certain romantisme de la course, mélange de danger, de vitesse et de style. Dans les années 1970, associée à McQueen, au Grand Prix de Monaco et au Mans, la Monaco incarne l'âge d'or du chronographe de pilote, carré, lisible et résolution cinématographique.

 

Les premières évolutions : le temps du Calibre 12

Très vite après son lancement, Heuer fait évoluer le cœur mécanique de la Monaco pour améliorer la fiabilité et les performances. Le Calibre 12, dérivé du Calibre 11, conserve l'architecture modulaire automatique tout en optimisant la fréquence et certains composants, afin de répondre aux exigences d'un usage intensif en contexte sportif.

Les Monaco des années 1970 se déclinent alors dans plusieurs variantes : cadrans bleus, gris ou fumés, détails de boîtiers légèrement retouchés, aiguilles redessinées ou index revisités, tout en conservant l'ADN fondamental de la montre carrée. Même si la crise du quartz fini par reléguer la Monaco au second plan en fin de décennie, ces références Calibre 11 et 12 possèdent définitivement les codes esthétiques qui nourriront les rééditions futures : forme carrée, couronne à gauche et allure très graphique au poignet.

Aujourd'hui, ces premières générations équipées de Calibre 11 ou 12 sont très recherchées, notamment les pièces les plus proches de la 1133B "McQueen", dont la rareté et la connexion directe à l'âge d'or des courses en font des trophées convoités. Leur importance historique, tant du point de vue horloger qu'automobile, explique en partie leur valorisation soutenue sur le marché de la collection.


 

Renaissance et années Tag Heuer (1980-2000)

Après le choc du quartz et la restructuration de l'industrie suisse, la Monaco entre dans une longue parenthèse avant de renaître sous l'ère Tag Heuer. À partir des années 1980–1990, la marque se repositionne progressivement comme spécialiste du chronographe sportif, capitalisant sur son patrimoine Carrera, Autavia… et bientôt Monaco.

C'est à la fin des années 1990 et au début des années 2000 que la Monaco revient réellement sur le devant de la scène, sous forme de rééditions fidèles à la 1133B historique. Ces modèles réinterprètent les codes originaux tout en adoptant des standards contemporains, comme le verre saphir, une étanchéité renforcée et des finitions plus soignées, pour faire de la Monaco une icône patrimoniale entièrement actuelle.

Cette renaissance s'accompagne d'un retour assumé dans le monde de la F1 et des compétitions automobiles, via des partenariats, du sponsoring et de la présence dans les paddocks, qui remplace la Monaco au poignet des pilotes et des passionnés. La montre redevient ainsi un pilier du catalogue Tag Heuer, à la fois héritière d'une histoire mythique et vecteur d'image pour les nouvelles générations de fans de sport automobile.


 

Années 2000 : haute technologie, rattrapante et Monaco V4

Les années 2000 marquent une nouvelle étape, où la Monaco devient aussi un terrain d'expérimentation technologique. Tag Heuer développe des versions plus complexes de ses chronographes, jusqu'à des configurations à rattrapante permettant de mesurer des temps intermédiaires, en écho direct aux besoins du chronométrage de course.

Dans cette dynamique, la Monaco V4 occupe une place à part : présentée comme concept puis produite en série limitée, elle adopte une architecture de mouvement révolutionnaire inspirée du moteur de voiture. La transmission par rouages est remplacée par quatre à cinq micro‑courroies crantées ultra‑fines, tandis qu'une masse linéaire coulissante sur un rail assure le remontage, le tout installé dans un boîtier aux lignes de Monaco et souvent réalisé en matériaux high‑tech comme le titane, le carbone ou des alliages avancés.

Cette approche fait de la V4 une véritable vitrine de R&D horlogère, capable de dialoguer avec les technologies de la F1 sur le terrain des matériaux et de la mécanique extrême. Ces éditions limitées, parfois très exclusives (notamment certaines versions V4 Tourbillon ou en métaux précieux), s'échangent aujourd'hui sur le marché dans une fourchette élevée, régulièrement au-delà des 20 000 € et jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros selon la série.


Golfe de Monaco, Heuer 02 et éditions contemporaines

Au XXIe siècle, Tag Heuer multiplie les interprétations de la Monaco pour raconter la légende de la course sous différents angles. Les éditions "Monaco Gulf" s'imposent comme incontournables : elles reprennent les couleurs bleu et orange des célèbres Ford GT40 Gulf victorieuses au Mans, que le film "Le Mans" a immortalisées, et les transposent sur le cadran, les aiguilles et parfois le bracelet.

Les références comme la Monaco Gulf CAW211R ou la CBL2115 combinent boîtier carré de 39 mm, cadran bleu métallisé, bandes verticales Gulf et logo apposé sur le cadran, avec des mouvements automatiques modernes et des fonds saphir. Ces modèles, très prisés en collection, se négocient souvent d'occasion autour de 5 000 à 7 000 € pour des exemplaires complets, selon l'année, la série et l'état.

Parallèlement, Tag Heuer introduit la génération de Monaco animées par le calibre Heuer 02, mouvement chronographe de manufacture offrant environ 80 heures de réserve de marche et architecture colonne/embrayage vertical. Ces versions se déclinent avec des cadrans bleu "McQueen", des configurations "panda" à sous‑compteurs clairs sur fond sombre, ou encore des finitions plus contemporaines, tout en conservant le boîtier carré emblématique et le positionnement clairement automobile.

Les éditions anniversaire des 50 ans de la Monaco, lancées en plusieurs séries thématiques évoquant différentes décennies, jouent sur des variations de couleurs, de textures de cadran et de gravures de fond, tout en reprenant les codes forts du modèle d'origine. Elles renforcent le statut de la Monaco comme icône évolutive : fidèle à sa silhouette, mais toujours prête à changer de livrée, à la manière des voitures de course d'une saison à l'autre.

 

 

Sur le même thème, vous aimeriez aussi lire
La montre Crash : le surréalisme ) l'heure de Cartier
Tout savoir sur les montres de formes

Articolo successivo Redonner ses lettres de noblesse à l’argent : le choix audacieux de certaines Maisons de Joaillerie