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Les montres à double signature, synonymes de rareté et de valeur ajoutée

Les montres à double signature, synonymes de rareté et de valeur ajoutée

Les montres à double signature représentent l'apogée de l'horlogerie sur mesure, où deux maisons prestigieuses unissent leur savoir-faire pour créer des pièces exceptionnelles. Ces garde-temps, ornés de deux noms gravés ou imprimés sur le cadran, attirent collectionneurs et investisseurs en 2026 par leur rareté historique et leur appréciation fulgurante aux enchères. 


 

Définition du concept, origines historiques et mécanismes de création

Une montre à double signature se définit par la présence simultanée de la marque horlogère principale et celle d'un revendeur autorisé de renom apposé directement sur le cadran, généralement en bas à 6 heures ou en arc au-dessus du centre. Contrairement aux gravures dos ou certificats joints, cette double inscription, effectuée à l'origine, certifie une collaboration exclusive et authentifie la provenance pour une clientèle internationale aisée, souvent diplomates ou aristocrates voyageant sans boutiques officielles. 

Le concept naît vers 1880-1890, époque où les manufactures genevoises et badoises comme Patek Philippe ou A. Lange & Söhne s'associent à des bijoutiers influents pour exporter vers l'Amérique, l'Asie ou l'Amérique latine. 

Cette pratique explose dans les années 1930-1960, période des restrictions en métaux précieux post-guerres, favorisant des boîtiers acier rares avec signatures comme "Asprey London" ou "Cartier Paris".

Les mécanismes de création reposent sur une confidentialité draconienne : les AD recevaient des montres "en blanc" (cadrans neutres, boîtiers polis) via envois discrets, les personnalisaient dans leurs ateliers avec polices typographiques spécifiques et les livraient en quantités ultra-limitées (souvent 10-50 unités par modèle). Aucun registre public n'existe – les commandes passaient par correspondance codée ou visites incognito –, préservant le voile de mystère qui dope la rareté ; cette opacité, abandonnée vers 1990 avec les mono-brand stores, rend ces pièces quasi irremplaçables aujourd'hui. 


Exemples emblématiques de montres à double signature 

La Rolls-Royce des doubles signatures reste Patek Philippe x Tiffany & Co. initiée en 1851 et issu d'un partenariat Américain pour Henry Graves Jr. La montre se caractérise par son cadran bleu soleil qui porte "PATEK PHILIPPE GENEVE" en haut et "TIFFANY & CO. NEW YORK" en cursive élégante en bas, une signature distinctive qui double la rareté esthétique sur boîtier acier bicolore 40 mm étanche 120 m. La réf. 5711/1A Nautilus "Two-Tone" de 2007 a été adjugée 6,5 millions USD chez Phillips en décembre 2024, célébrant 170 ans de partenariat. 

Rolex x Serpico y Laino marque l'histoiree en 1926 à Caracas pour des Submariner "Commemorative" en édition limitée. Vient ensuite la réf. 6239 Daytona "XL" 44 mm de 1969, cadran noir "Panda" signé "SERPICO Y LAINO CARACAS", produite exclusivement pour ce distributeur vénézuélien (1925-1966), elle intègre des motifs tropicaux gravés dos, en seulement 12 exemplaires connus, dont un qui a pulvérisé 3,8 millions USD chez Christie's Geneva 2025 ; 

Rolex x Cartier Paris excelle via la réf. 8171 "Padellone" des années 1940, avec son boîtier cushion oversized 34 mm en or rose. Le cadran argenté signé "CARTIER PARIS" en cursive sous contraintes wartime restreint la production, accentuant sa pureté esthétique ; vendue 1,2 million EUR chez Artcurial en 2024 pour sa rareté "wartime".

Audemars Piguet x Beyer Chronométrie Zurich met en avant la réf. 5182 au calibre 3120 de 1985, chronographe ultra-fin. Signature "BEYER ZURICH" sur cadran épuré et gravures dos spécifiques soulignent un partenariat exclusif genevois, avec finitions techniques supérieures en petite série ; adjugée 850 000 CHF chez Phillips.

Patek Philippe x Gübelin Zurich s'illustre par la réf. 2499 en or rose au cadran opalin, icône des années 1950 prolongée jusqu'aux années 1980. La collaboration ajoute des gravures dos exclusives "GÜBELIN ZURICH" et une finition polie supérieure, valorisant techniquement un calibre manuel complexe ; une telle pièce a dépassé 3 millions USD aux enchères récentes.

Omega x Türler Genève brille par la Seamaster réf. 165.024 des années 1970, boîtier acier 39 mm robuste. "TÜRLER GENEVE" en cursive sur cadran et dos évoque une collaboration discrète pour élites, avec étanchéité et spiral Co-Axial avancés pour l'époque ; estimée 800 000 EUR en 2026.

Rolex x Asprey London se distingue avec la réf. 6238 "Pre-Daytona" de 1964 au cadran noir siglé. Cette précurseur manuelle en petite série pour le joaillier britannique ajoute une finesse esthétique londonienne via index appliqués et gravures Asprey, rareté wartime en acier.

Patek Philippe x Cartier dévoile le chronographe réf. 130 en acier des années 1930, commandé par William E. Boeing. Signatures cursives superposées "PATEK PH. CARTIER" sur cadran sectorisé offrent une esthétique aviation vintage, avec calibres manuels précis ; vendu 500 000 EUR en 2014.

Jaeger-LeCoultre x Hermès propose des rectangulaires or jaune des années 1940 gravés dos. Boîtiers art déco étroits fusionnent technique JLC (calibres fins) et joaillerie Hermès via index émaillés et bracelets intégrés, sous-cotés à 200-300 000 EUR.

 

 

Analyse de la valeur ajoutée et guide pratique pour collectionneurs

La valeur explose grâce à une rareté absolue - moins de 0,5% des productions vintage portent une double signature "Tier 1" (Tiffany, Gübelin, Asprey) -, multipliant les prix par 5 à 20 versus standards :

  • une Patek Calatrava réf. 5196G simple vaut 40 000 € ;sa jumelle "Beyers Chronometrie" flirte 250 000 € ;
  • une Rolex Datejust réf. 1601 Asprey passe de 15 000 à 80 000 €.

Aux enchères 2025-2026, les Tiffany x Patek bondissent de 25% annuels, dopés par investisseurs chinois et Moyen-Orientaux, surpassant le marché global (+12%) ; les facteurs clés sont l'historicité (liens Vanderbilt, Rockefeller), la traçabilité (issue des archives de manufactures), et les configurations uniques (tropiques, index spéciaux). 

Pour investir sagement, ciblez maisons de ventes AAA (Phillips, Christie's, Sotheby's) ou plateformes de seconde main certifiée telle que 58 Facettes, en s'assurant de l'expertise on-site ; exigez extrait archives (Patek 1 500 CHF, Rolex gratuit via AD), photos haute-résolution du cadran (symétrie lettrage, patine homogène).

Pour se prémunier de la contrefaçon : vérifiez le modèle via loupe 10x : police d'époque (pas CGI moderne), les micro-gravures au dos, le mouvement original (pas aftermarket) ; testez la trotteuse fluide et la date instantanée, scannez à l'UV pour fluorescence pigments d'origine, pesez boîtier (aciers vintage 140-160g). 

Le budget d'entrée est estimé à 25 000-75 000 € (Omega x Gübelin, IWC x Primetimer) ; le milieu 150 000-500 000 € (AP x Beyer, VC x Hausmann) ; et graals 1M+ €.

 

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